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 Bibliothèque.

 

 

                                  des livres... des mots.

Sophie DUPLESSIS
4, Rampe des rosiers
11250 St HILAIRE

Tel : 04 68 69 46 86 
sophie.duplessis@club-internet.fr

 

Psychothérapeute - Guidance psychopédagogique - Psychothérapie individuelle - Entretiens familiaux.

 

 

Quand ils se tiennent mal, on n'est pas obligé d'aimer ses parents.
Ensemble c'est tout ( Anna Gavalda)

 

 

Se servir de ce qui existe
 pour exister soi-même...

 

 

 

 

 


La culture est antidote à la violence car elle nous invite à la compréhension d'autrui et féconde la tolérance en nous incitant à partir à la rencontre des autres.

(Voltaire)
 

 

 

 

Quelques ouvrages :

 

 Vous trouverez dans cette bibliographie une source d'informations dans laquelle vous pourrez puiser...


 

  

 

   ○ Enfance en danger - Marceline Gabel.            

   ○ Narcissisme de vie. Narcissisme de mort. - André Green.

   ○ Soleil noir - Julia Kristeva.  

   ○ L'enfant du jour. L'enfant de la nuit - Rémi Puyelo.

   ○ L'inceste et l'incestuel - Paul Récamier.    

   ○ Une enfance terrible - Marguerite Duras.

   ○ Le premier homme - Albert Camus.           

   ○ La promesse de l'aube - Romain Gary.

   ○ L'enfant sous terreur - Alice Miller.           

   ○ La violence impensable - Frédérique Gruyer, Martine Nisse, Dr Pierre Sabourin

   ○ Le viol - Susan Brownmiller. 

   ○ Le secret le mieux gardé - Marie Balmaty.

   ○ De l'inceste - Françoise Héritier, Boris Cyrulnik, Aldo Naouri. 

   ○ L'enfant victime d'inceste - Haesevoets.

   ○ Question d'inceste - Ginette Rimbault, Patrick Ayoun, Luc Massadier.  

   ○ J'avais 12 ans - Nathalie schweighoffer.

   ○ Le viol du silence - Eva Thomas.  

   ○ Les enfants victimes d'abus sexuels - Marcelline Gabel.

   ○ Le traumatisme de l'inceste - Marcelline Gabel et P Mazet. 

   ○ "Te laisse pas faire", les abus sexuels expliqués aux enfants - J Robert.

   ○ Le silence des coups - Lorène Russel...

   ○ La Honte - Serge Tisseron

    ○ La première fois, j'avais six ans- Isabelle Aubry

   ○ L'enfance abusée-Dr Bernadette de Gasquet

   ○ ...

 

 

  

Article sur l’inceste psychique.

 

L’inceste c’est ça :

 

 

 

 

   Lorsque je vous dit l’inceste c’est ça, vous ne savez rien de l’inceste. Ce ça ne dit mot. Il se tait,  ne nomme pas, ne définit pas. Il brouillardise, confusionne, perd, sidère le sujet qui en est victime.

   Ce ça véhicule une énergie sexuelle qui n’est pas transformée par les mots. Les mots qui précisent, déterminent, inscrivent, soutiennent, dénoncent, mettent le sujet à sa place et désignent celle de l’autre.

   Dans la lignée intergénérationnelle, dans la famille ou l’enfant est « fils de et fille de », du père et de la mère et où il n’est pas interchangeable, tantôt à la place de l’amant de la maîtresse ou du confident.

   Dans une famille à transaction familiale normale, l’enfant se sait à sa place. Elle est  connue par lui et reconnue par tous les membres de la famille.

   Aucune interrogation ne pèse sur la nature de sa relation aux adultes qui l’ont en charge « d’élévation ». L’enfant sent qu’il est au cœur d’un dispositif parental en mesure de prendre soin de lui et de l’éduquer pour le conduire vers l’autonomie.

   Dans les familles à transaction incestueuse, l’inceste psychique fait circuler une énergie sexuelle particulière, indéfinissable, un malaise ambiant qui crée le mal- être. Il ne touche pas le corps. Il montre, donne à voir, vante «  regardez ma fille comme elle est belle », il saisit par l’image. Il suggère des possibles impossibles. Il attise le désir. Il donne à entendre le jouissement conjugal.

   L’inceste invite et introduit l’enfant dans des espaces où il ne doit pas être.

   La mère « confidence », elle parle, explique, se plaint de sa sexualité conjugale, montre son corps, changeant ses serviettes hygiéniques devant sa fille.

   L’inceste offre en spectacle l’intime qui a perdu ses contours, ses limites et laisse la porte des toilettes ouvertes sur un adulte urinant ou déféquant devant des enfants incapables de donner du sens à ce qui leur est imposé.

   Cette forme d’inceste oublie de cacher. Les parents ont des rapports sexuels tout près de l’enfant et créent chez lui une excitation sexuelle anormale pour son âge ou qui devrait, s’il est adolescent, naître de la rencontre avec un autre qui n’est pas de sa famille.
    L’inceste est incapable de contenir, de trancher, de perdre et l’énergie sexuelle circule en vase clos. En circuit fermé, elle part du corps de l’adulte ou  des parents conscients ou inconscients, traverse le corps de l’enfant et retourne aux parents. Du corps de l’adulte incestueux, elle va au corps de l’enfant qui subit, s’agite, somatise, se montre, s’érotise, se tait, s’emmure, se sauve, se mutile, se détruit car il n’y a pas de mots, de parole qui le reconnaît en tant que sujet dans son individualité et sa lignée générationnelle.

   Dans le huit clos familial, cette énergie est sauvage, terrifiante, paralysante, sidérante, ostentatoire et invisible et d’autant plus folle qu’elle s’appuie sur un sentiment profond que l’on nomme amour.

    L’enfant porte sur ses parents un regard d’amour. Ils lui rendent du désir. Les dés sont pipés. L’enfant ignore qu’il est enfermé dans une spirale destructrice dont il ne verra jamais la fin sauf à oser, à trouver la force d’en appeler à un tiers capable de l’entendre, le croire et l’aider en accueillant sa parole.

   L’être humain est un être de parole. La parole le distingue fondamentalement de l’espèce animale. En effet, dans la volière, là ou il n’y a pas de parole le coq coche ses filles sans vergogne et sans autre forme de procès.

   L’accession au langage qui soutient le sens de la pensée et des actes éjecte l’inceste de la relation familiale ou le porte devant la loi.
 

 

     

 

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01/06/09