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 L'inceste et les abus sexuels

                                                                                                                 Je vous crois.

 

Sophie DUPLESSIS
4, Rampe des rosiers
11250 St HILAIRE

Tel : 04 68 69 46 86 
sophie.duplessis@club-internet.fr

 

Psychothérapeute - Guidance psychopédagogique - Psychothérapie individuelle - Entretiens familiaux.

 

 

Aujourd'hui vous êtes adulte, et peut être reconnaitrez vous sur cette page des éléments de votre vécu infantile.

 

 

L'abus sexuel physique.

Un corps à corps...

 

L'abus sexuel se caractérise par une excitation
  imposée des zones intimes et des organes sexuels de  l’enfant alors qu'il n'a aucune conscience de ce qui se joue contre lui.

                                                                                                           Menaces et chantages affectifs condamnent l'enfant au silence...

L’abus se traduit par :

 

 Un baiser sexuel.

 Une sodomisation.

 Une atteinte à la pudeur
                                      (l'adulte impose sa nudité à l’enfant gêné).

 Une copulation.

 Un massage érotisé.

 Une caresse, un toucher, un contact physique érotisé.

 Une fellation.

 Un cunnilingus.      

Ou encore par :

 

 

Un abus de nursing et de soins physiques.

 Le référent endort l’enfant en lui caressant le sexe.

 Lors de la toilette, il décalotte le sexe de son fils trop souvent au motif de l’hygiène.

 Une masturbation.

 Des jeux équivoques, chatouilles prolongées, danses équivoques.

 Une éjaculation sur l’enfant ou devant lui.

 Un viol.

 L’introduction dans un orifice de l’enfant d’un objet qui n’a pas de sens pour lui.

 

 

 

L'enfant devient malgré lui le partenaire sexuel obligé de l'adulte.
 
La contrainte sexuelle ne passe pas forcément par la violence.

Elle peut s’exprimer sur le mode du plaisir suscité par l’adulte qui trompe l’enfant en répondant à son besoin de tendresse par des comportements sexuels abusifs. Elle peut être unique ou répétée, provoquée ou rejetée par l’enfant. Il devient, malgré lui le partenaire sexuel obligé de l’adulte mais dans tous les cas de figure, la responsabilité de l’abus incombe à l’adulte car l’enfant n’est pas en mesure de s’y soustraire physiquement et psychiquement. Il est sous emprise. 

 

 

L'abus sexuel psychique.

       Un contexte ...

 

Contrairement à l’abus sexuel  physique, ce type d’abus n’a pas de contour, pas de forme précise. Il s’agit d’une énergie sexuelle qui circule entre l’adulte et l’enfant. Elle se manifeste par l’intrusion de l’espace intime et psychique de l’enfant.

A cela , s'ajoute des éléments qui témoignent de la façon dont l'enfant est sans cesse intrusé par un "autre " qui ignore ses limites et ne le respecte pas.

 

 

Il se manifeste par :

 

L’intrusion par le regard qui traverse  l’enfant, le convoitise, le montre, l’expose, dénonce, trahit, suscite le désir d’un adulte.

  Il est convié à entrer dans la salle de bain quand l’adulte est nu et sexuellement excité.

  La porte des toilettes reste ouverte.                                                                                              

 L’adulte désire l’enfant et le regard est ambigu ou significatif.

 L’enfant est invité à regarder des vidéos pornographiques.

 Il est regardé alors qu’il se lave.

 La mère change ses serviettes hygiéniques devant l’enfant.

 Le tableau menstruel de l’enfant est affiché à la vue de tous.

 L’adulte s’exhibe nu sous les yeux de l’enfant gêné.

 La mère ou le père montre à la cantonade la poitrine naissante de l’enfant pré-pubère.

 La mère expose publiquement  le compte rendu gynécologique de sa fille.

 Le père supervise  sa fille dans les achats de sous vêtements au lieu de confier ce soin à une vendeuse.

 

 

Toutes
ces
intrusions
 représentent
des
 agressions
violentes
 pour
 l'enfant.

 

L’intrusion par les mots.

  La mère expose le compte rendu gynécologique de sa fille à ses amies devant elle.

  Le parent raconte en public les émois amoureux de l’enfant.

  Le parent insulte l’enfant à l’aide de mots à caractère sexuel. La petite fille est traitée de putain, de salope, de garce et autres qualificatifs déplacés.

  L’enfant participe aux conversations des adultes sans considération de son âge.

 

 

L’intrusion par le geste, le mouvement du corps.

  En quête d' informations sur la prétendue vie "amoureuse ou sexuelle "de l'enfant :

  Les parents fouillent les cartables, les sacs de l’enfant.

  Ils lisent son journal intime.

  Ils lisent son courrier.

  Les parents visitent la chambre de l’enfant en son absence.

 

 

L’intrusion par les sons et les bruits  auxquels l’enfant ne peut échapper à cause de la configuration de l’espace /temps auquel il est soumis du fait de sa dépendance aux adultes.

  Ebats du couple parental et bruits à caractère sexuel de la chambre conjugale.

  Ebats sexuels d'adultes indélicats.

  Miction bruyante.

  Les conversations téléphoniques de l’enfant sont écoutées et commentées de propos à connotation sexuelle.

 

 

L’absence de différenciation.

 

  Dans la maison tous les objets et les espaces intimes sont confondus.

  Ni lieu ni objet n’appartient à personne mais à tous sans distinction ni   

  individualité.

  La porte des toilettes et de la salle de bain ne ferme pas à clef.

  Une brosse à dent, une brosse à cheveux pour plusieurs.

 

 

 

 

 

  Des serviettes de bain partagées par tous les membres de la famille.

  Les lits ne sont pas identifiés comme « personnel ».

  Les vêtements passent des uns aux autres au gré des désirs vestimentaires ou des besoins de chacun.
  Mère et filles s’échangent les habits.

  Les lits des enfants occupent la chambre des parents.

  Les revues pornos traînent aux yeux de tous.

  Les films pornos sont accessibles aux enfants. Parfois , ils sont même regardés en famille sous prétexte d'éducation

  sexuelle.   

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                  Dessin d'enfant.

 

  La perte du prénom. Dans les familles à transaction incestueuse, l’enfant perd son prénom et se trouve doté d’un diminutif ou d’un sobriquet.

  Les enfants sont parentifiés. Les plus grands s’occupent sans cesse des plus petits qui les confondent avec leurs parents.

  Il n’y a pas de différence entre l’oreille d’un enfant et l’oreille d’un adulte.

  Il reçoit des confidences inadaptées à son âge.

  Les enfants ne sont pas vus par les adultes comme des sujets mais comme des objets destinés à faire le ménage, les courses, à obtenir des résultats scolaires performants. Ils sont l’objet des satisfactions et des comblements narcissiques parentaux.

 

 

 

L’absence d’interdits qui définissent la séparation entre le corps de l’enfant et le corps de l’adulte, les espaces réservés à l’enfant et ceux destinés aux parents.

  Le lit des parents est ouvert à l’enfant.

  La chambre des parents est investie par l’enfant.

  L’enfant a le droit de toucher les seins de sa mère, les organes sexuels des parents dans la baignoire, au cours d’une sieste partagée.

  Les parents s’excitent sexuellement et « oublient » de demander à l’enfant de sortir de la pièce voire, l’invite à participer à leurs jeux sexuels.

  Ils regardent les films interdits aux enfants.

 


 

 

Autant de situations qui éveillent chez l’enfant des états de gêne,
 de crainte, de peur, d’incompréhension,
de refus tus ou exprimés.


        Autant de cas ou les adultes se montrent incapables de respecter les limites de soi et de l'autre.

 






 

 


 

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10/05/09